Du 12 au 19 mai 2011,
il sont partis,
22 explorateurs,
découvrir l’Irlande,
lors d’un voyage organisé par Daniel et Isabelle Sabouret.
En voici le récit par Michel Maurau.


Notre groupe de 22 explorateurs de l’Irlande commence son aventure à Roissy.

Enregistrement, contrôle de sécurité,…Jean-Claude, Thérèse et Dany se font coincer derrière une famille  transportant un centre de calcul en pièces détachées qui affolent les écrans de contrôle. Daniel, tel un grand-frère, tente de faire patienter la compagnie aérienne, le temps que nos trois bloqués par la sécurité puissent se sortir de ce mauvais coup. Rien à faire. La convergence de la mauvaise volonté du personnel de la sécurité et de la compagnie aérienne fait partir le reste du groupe en laissant nos quatre amis à Roissy !

Pluie, vent et Patricia, une savoyarde qui a adopté l’Irlande, pour accueillir les 18 rescapés à Dublin. De temps en temps un rayon de soleil, mais toujours du vent.

Balade dans Dublin . Atmosphère bon-enfant, présence de souvenirs rappelant l’histoire .

On sent toutefois que la période de l’histoire qui compte est celle de la libération de la tutelle anglaise (fin XIXème, début XXème) : le mémorial de la grande famine, la prééminence du catholicisme, l’ostentation des signes de la République.

Même si en Irlande on roule à gauche et on parle anglais, nous ne sommes pas en Angleterre . L’usine Guiness, au centre de Dublin, qui arrose tous les pubs du pays, le rappelle.

Les quatre otages de l’incompétence du personnel de Roissy rejoignent le gros des troupes à l’hôtel en fin de journée.

En route vers l’ouest. Il faut traverser le pays.

Au départ de Dublin, de l’autoroute. Mais bientôt de la petite route où les amortisseurs fatigués de notre car nous font tasser le breakfast au fond de l’estomac.

Les champs sont clos . Le plus souvent des pâturages avec des moutons. Beaucoup de moutons. Des moutons à tête noire et à longue laine. Avec le trèfle et la croix celte, le mouton fait partie de l’iconographie irlandaise. Il y aurait deux fois plus de moutons que d’irlandais mais curieusement nous n’en avons quasiment pas mangé de tout le voyage.

Il pleut et la lumière est sombre. C’est un peu monotone, et secoué.

It’s a long way to Tipperary

Dans la plaine de Tipperary la forteresse de Cashel domine tout d’un coup devant les essuie-glaces du car.  Cashel, c’est un peu un concentré des symboles historiques de l’Irlande : lieu d’une victoire contre les vikings, puis du baptême d’un roi par St Patrick et enfin destruction de la forteresse au XVIIème par les armées de Cromwell à l’aube de la longue domination anglaise.

La forteresse de Cashel domine la plaine de Tippperary

Au centre des restes de l’ancienne forteresse, la Croix de St Patrick (en fait c’est une réplique) devant l’ancienne cathédrale à ciel ouvert flanquée d’une haute tour ronde, l’ensemble au milieu d’un ancien cimetière qui endure depuis des siècles la pluie et le vent.

Les mêmes paysages nous accompagnent jusqu’à Killarney, qui sera notre étape. Petite ville pleine de magasins de pull-overs en laine et de pubs.

La région est pleine de tourbières. Au départ de la route de l’Anneau de Kerry (Ring of Kerry), un petit village reconstitué tel qu’il existait au XIXème permet de comprendre l’importance de la tourbe comme source d’énergie à l’époque. L’exploitation des tourbières est maintenant réglementée .

Outre la tourbe, certains d’entre nous ont estimé que l’irish coffee que l’on pouvait déguster à la sortie du vi

llage était probablement un meilleur carburant pour se réchauffer contre le vent et la pluie.

A l’extrémité ouest du Ring of Kerry, le vent est si fort qu’il ne pleut plus et que la végétation reste plaquée au ras du sol ne permettant ainsi à personne de trouver un « petit endroit » discret.

Sur la côte sud de l’anneau, un peu à l’abri du vent,  une stèle nous rappelle que le village de Sneen a accueilli le Général de Gaulle lors de sa retraite de 1969. On peut comprendre que ces paysages découpés et décapés par le vent et l’océan permettaient au Général de tout oublier et de tourner la page après cette mauvaise période pour lui. Emotion pour certains de notre groupe, intérêt historique pour d’autres .

A l’approche de notre retour à Killarney, Muckross House, manoir de style élisabéthain dans un superbe parc où d’immenses massifs de rhododendrons sont en pleine floraison : rose, orange, parme, blanc . . . . Le parc descend vers un lac. . . . Certains d’entre nous pourraient devenir poètes.

Le manoir de Muckross House

Le manoir de Muckross House

Les rhododendrons

Les rhododendrons

Un peu plus loin, sur le même lac, Ross Castle. Restes d’un fort moyenâgeux, qui a su résister longtemps  Cromwell, et embarcadère pour faire une mini-croisière sur le lac. Le bateau de croisière, une sorte d’autocar large, fait une boucle d’une petite heure. C’est le pilote qui, dans un anglais à fort accent irlandais et en tournant le dos au passagers la moitié du temps, donne les explications. Personne n’a rien compris ! Le seul événement mémorable est l’accostage au ponton pour le retour. Le pilote-guide, voulant nous montrer qu’il savait tout faire en même temps, aborde le ponton trop rapidement. Résultat, un trou dans la coque !!

Pour nous remettre de nos émotions, Patricia nous emmène après le dîner dans un pub de Killarney. Musique et chants gaéliques, avec une ferveur oppressante et intacte. Comme un match à Lansdowne Road, çà ne s’oublie pas.

De l’autre côté de la rade qui est au nord du Ring of Kerry, la péninsule de Dingle avec, au large à l’ouest, les îles Blasket.

On est dans la partie la plus occidentale de l’Irlande, au plus profond des réminiscences  gaéliques : les inscriptions gaéliques sur les pierres oghamiques,  la langue qui est encore comprise et occasionnellement  utilisée, la présence de nombreuses constructions pré-chrétiennes ou du début de la présence chrétienne.

Face au  vent et aux vagues déferlantes de l’ouest, la côte n’en finit pas d’être découpée. La pluie inonde l’ensemble de sa lumière grise et ne nous autorisera qu’à deviner les îles Blasket lorsque nous serons à la pointe de la péninsule.

La campagne est quadrillée de petits murets, constituant des champs clos où les paysans cultivaient de façon intensive la pomme-de-terre jusqu’aux ravages du mildiou qui a amené la grande famine de la fin du XIX ème siècle.

La péninsule de Dingle "la côte n'en finit pas d'être découpée"

La péninsule de Dingle « la côte n’en finit pas d’être découpée »

Les anciens champs de pomme de terre abandonnées lors de la grande famine

Les anciens champs de pomme de terre abandonnées lors de la grande famine

L’oratoire de Gallarus est une sorte de tumulus de pierres dont la voute a résisté depuis l’aube de la chrétienté dans la région.

L'oratoire de Gallarus

L’oratoire de Gallarus

Par ailleurs de nombreux clochains, espèce de huttes en pierres sèches et dont la forme évoque une grande ruche, nous rappellent nos bories du Vaucluse.  Ils ont été, entre autres, utilisés comme habitation par les premiers moines (ce devaient être plutôt des ermites!).

A Kilmakedar il ne reste de la chapelle romane que quelques ruines assez évocatrices entourées du cimetière.

Les clochains

Les clochains

ruines de la chapelle de Kilmakedar

ruines de la chapelle de Kilmakedar

Lors de notre visite des ruines de l’église, un groupe de personnes, dans un coin du cimetière,  se recueillent pour l’inhumation d’un défunt. Le cercueil est enveloppé par un drapeau américain. L’Irlande, dont la terre est tellement difficile que ses enfants doivent la quitter pour s’installer dans le nouveau monde, accueillent ses mêmes enfants pour le repos éternel.

Parmi les quelques stèles qui restent encore debout, une d’entre elles porte le nom de Johnnie Walker. Même si le vrai Johnnie Walker était en fait écossais, ce nom évocateur que nous voyons sur cette stèle, peu après l’émotion ressentie en raison des obsèques  combinée au mauvais temps que nous subissons, nous fait penser qu’un Irish Coffee serait réellement le bienvenu.

Dingle est le port de la rade située entre la péninsule du même nom au nord et, au sud, celle de Kerry. Dingle était un des points de départ vers l’Espagne (notamment pour les pèlerins de Compostelle) et le Portugal. C’est aujourd’hui un centre de pêche.

Point de contact du gaélique avec l’au-delà de l’océan, les maisons de couleurs vives, l’installation de quelques dauphins dans la rade en face du port : le site est plein de charme (le crachin ne lui en enlève pas) et attire plusieurs cars de tourisme.

Il nous faut quitter ce havre pour rejoindre Killarney. A peine montés dans notre car, notre guide, Patricia, qui s’était entretenue avec d’autres guides pendant notre découverte de Dingle, nous rapporte une information qui concerne DSK, une femme de ménage dans un hôtel de New York, une histoire de sexe et l’arrestation de DSK.

Branlebas et effervescence dans le car. Oubliés le port de Dingle, ses dauphins au large, ses pubs de couleur et le crachin d’ambiance. Il y a ceux qui veulent en savoir plus et téléphonent en France, d’autres qui peinent à cacher une certaine excitation et leurs espoirs retrouvés pour mai 2012, d’autres enfin qui sont un peu K.O.  debout. Les commentaires partent dans tous les sens !

 Nous avons compris, lorsque nous sommes rentrés en France après notre voyage, que cette affaire DSK avait monopolisé toutes les conversations du pays pendant plusieurs jours. Il faut reconnaître que pour notre groupe cela n’a duré que une ou deux heures puis s’est progressivement étiolé.

Peu après Killarney, sur la route de Galway vers le nord, notre guide veut nous montrer quelques maisons à toit de chaume.

Cela n’a pourtant rien de si extraordinaire pour nous, français, habitués à nos vieilles demeures dans nos campagnes.

Nous réalisons alors que cette campagne irlandaise dans laquelle nous évoluons depuis quelques jours et qui est exploitée par l’homme depuis des millénaires n’a quasiment rien conservé de son habitat rural traditionnel. Les paysans irlandais d’aujourd’hui vivent dans des maisons qui n’ont pas plus de trente ans. Nostalgie mise à part, ceci illustre un des bienfaits de la politique agricole européenne.

Plus loin la tour de Bunratty nous arrête.

La tour de Bunratty garde la vallée

La tour de Bunratty garde la vallée

Reste d’une forteresse du XVème siècle, cette dernière gardait l’entrée d’un estuaire dont la rivière remonte jusqu’au cœur de l’Irlande.

La haute tour carrée  a été restaurée et remeublée d’époque. La guide locale, en costume aussi d’époque nous plonge dans l’histoire de la vie médiévale de la forteresse.

Dans le parc, au pied de la tour, un autre retour dans l’histoire. Un village du début du XX ème siècle est reconstitué avec ses rues, son école, bureau de poste, épicerie, quincaillerie . . . Il y a même une démonstration de la préparation d’une tarte comme autrefois. C’est la deuxième reconstitution de village que nous visitons. C’est sans doute dû au renouvellement complet de l’habitat rural que nous avons évoqué plus haut.

Une cinquantaine de kilomètres avant Galway, la route nous mène aux falaises de Moher.

Les falaises de Moher dominent à pic l'océan

Les falaises de Moher dominent à pic l’océan

Les falaises dominent à pic l’océan de près de 200 m sur plusieurs km de long. Le site est extraordinaire par ses dimensions, le vent du large que rien n’arrête,  une multitude d’oiseaux de mer qui ont pris possession de l’espace, le tout dans un bruit assourdissant dû au vent, aux déferlantes de l’océan et aux cris des oiseaux.

Au large des falaises de Moher, nous devinons les îles d’Aran. Notre imagination accompagne R. Flaherty dans son film « Man of Aran

Les falaises sont à l’extrémité du plateau calcaire du Burren. Peu après le plateau redescend pour être presque au niveau de la mer.

Caractéristique d’un paysage karstique, le sol calcaire est strié de grandes fissures, ce qui donne un aspect de grandes dalles mal ajustées entre elles. Ces fissures ont constitué des abris qui ont permis le développement d’une végétation originale, certaines espèces de cette flore unique venant de très loin grâce au vent, aux oiseaux, voire même aux bateaux. Grâce à ces fissures aussi, un système de cours d’eau souterrains s’est constitué.

Les fissures du plateau de Burren

Les fissures du plateau de Burren

L’abondance de pierres calcaires a permis aux hommes de monter, depuis des millénaires, un maillage dense de murets délimitant une multitude de petits enclos, avec un empilement des pierres astucieux qui laisse passer le vent.

Entre autres activités agricoles, l’élevage respecte une transhumance qui est inverse de celle que nous connaissons habituellement. En hiver, le bétail est sur les hauteurs, la masse de calcaire restituant la chaleur accumulée en été. En été, le bétail se replie vers le bas, plus humide en raison des cours d’eau souterrains.

Galway est la grande ville de l’est de l’Irlande, à l’embouchure de la rivière Corrib.

Encore plus que Dingle, le port de Galway, bien protégé au fond de la baie du même nom, a tiré parti du commerce avec l’Espagne, le Portugal, et par la suite les Caraïbes.

Le cours de la rivière Corrib qui traverse la ville est aménagé d’un barrage de retenue pour réguler le débit, et, avec le  barrage, d’une échelle de saumon. De nombreux pêcheurs au lancer s’activent ainsi dans la rivière, à proximité du pont qui mène à la cathédrale, de l’eau jusqu’à la taille.

Pêche de saumons dans la ville de Galway

Pêche de saumons dans la ville de Galway

Le "quartier latin" de Galway

Le « quartier latin » de Galway

L’histoire de Galway a longtemps été dominée par une sorte d’oligarchie originale de 14 familles ( pas d’origine gaélique) qui se sont longtemps partagé le pouvoir. Comme bien souvent en Irlande, Cromwell a mis fin à tout cela.

Le vieux quartier médiéval de la ville, bien conservé, porte curieusement le nom de « quartier latin » (sans doute pour rappeler que les maîtres des lieux à l’époque n’étaient pas gaéliques)

Claddagh, nom d’un ancien quartier de Galway, n’évoque plus maintenant qu’une ancienne histoire de bague. Un habitant de ce quartier avait été enlevé par des pirates barbaresques et revendu à un joailler arabe auprès de qui il apprit  la fabrication de bijoux. Après plusieurs années, le joailler arabe le laissa partir et il rentra à Galway pour retrouver sa fiancée. Celle-ci l’avait patiemment attendue et notre homme, tout à son bonheur de pouvoir renouer un amour qui avait été si longtemps interrompu, lui offrit une bague de sa fabrication.

La bague, représentant deux mains jointes qui tiennent un cœur, symbolise la fidélité. Si la pointe du cœur sur la bague est orientée vers l’extrémité du doigt, cela signifie que l’amour de la dame est disponible. A l’inverse la pointe du cœur tournée vers le poignet indique que la dame a déjà donné son amour.

Les bijoutiers de Galway vendent des spécimens de la bague de Claddagh. On sentait bien dans le groupe une certaine hésitation à l’achat. La crainte de voir sa conjointe mettre la bague dans le mauvais sens ? Pour finir un premier parmi nous a montré l’exemple en offrant à sa bien-aimée la bague de Claddagh, rapidement imité par beaucoup d’autres. Nous n’avons pas entendu de scènes de ménage par la suite.

Au nord-ouest de Galway, le Connemara. Un mythe !

En son centre une douzaine de monts (environ 700 m d’altitude) de roche karstique, véritables châteaux d’eau alimentant cascades et torrents qui finissent leur course dans une multitude de lacs au milieu des tourbières.

On dit que sous le soleil, toutes sortes de reflets brillent sur les lacs et les tourbières.

Pour nous c’était une pluie continue poussée par le vent de la mer.

C’est la chanson de Michel Sardou que Patricia nous fait écouter dans le car.

Des nuages noirs
qui viennent du nord
colorent la terre
les lacs, les rivières
. . . .

L’émotion est forte et nous voulons nous réchauffer de la pluie froide. Patricia nous sort de son sac un breuvage à réveiller les esprits ancestraux du Connemara, un breuvage dont on ne se souvient plus du titre si ce n’est que celui en alcool était élevé.

Le Connemara, tout comme la péninsule de Dingle, est un bastion de la culture gaélique. Des conditions de vie difficiles et une topographie particulière ont longtemps préservé la région des influences externes . Seules la répression des partisans de Cromwell (encore lui!) puis la grande famine ont provoqué un déclin relatif.

Le Connemara

Le Connemara

L'abbaye de Kylemore

L’abbaye de Kylemore

Au cœur du Connemara, Kylemore Abbey évoque plus un manoir romantique qu’une abbaye, son romantisme s’exprimant par le style néogothique du château, son implantation au pied de la montagne et au bord du lac et, enfin, un parc où fleurissent, à l’époque où nous y sommes, rhododendrons, azalées et fuchsias géants.

Dans les années 1860, un riche financier anglais fait construire le château par amour pour son épouse et lui en fit cadeau. Le couple y mène une vie fastueuse, puis après leur mort, le château tombe dans l’oubli. Une communauté de religieuses bénédictines, originaires de Belgique, s’y installe à la sortie la première guerre mondiale et fonde une école pour jeunes filles  de renommée internationale. L’école a dû arrêter de fonctionner en 2010, mais le domaine est toujours occupé et entretenu par les bénédictines.

Pleins de souvenirs du Connemara en tête, nous devons nous résoudre à revenir vers Dublin.

Sur le chemin du retour, une halte s’impose à Clonmacnoise. Saint Kieran, un des premiers moines peu après Saint Patrick, s’installe à Clonmacnoise, au centre de l’Irlande et au bord du Shannon, pour y fonder un monastère qui connait successivement des périodes prospères (certains rois y sont inhumés) et des périodes plus difficiles (les vikings, les anglo-normands) pour être définitivement détruit par les troupes anglaises de Cromwell (décidément celui-là!).

Clonmacnoise, l'Irlande des cartes postales

Clonmacnoise, l’Irlande des cartes postales

De l’enclos monastique il reste les ruines d’une ancienne cathédrale et de plusieurs chapelles (la tombe de St Kieran est dans l’une d’entre elles), des croix celtes, des pierres tombales, deux beaux clochers ronds, sorte d’obélisque conique protégeant les trésors du monastère grâce à la porte située à plus de trois mètres de haut.

 L’endroit est chargé d’histoire, le paysage est superbe, la lumière passant en quelques minutes du gris de la pluie à l’éclatant du soleil, la guide locale est charmante ainsi que son accent irlandais. C’est l’Irlande des cartes postales

Nous sommes de retour à Dublin, 6 jours après l’avoir quitté.

Dublin nous semble beaucoup plus agité que précédemment. Non seulement notre car arrive à Dublin, donnant ainsi plus d’animation à la capitale irlandaise (c’est du moins ce que nous croyions), mais, de plus, la reine Elizabeth II fait ce même jour une visite officielle à la République d’Irlande et enfin, le soir même, se joue à la Dublin Arena, le grand stade de foot-ball, la finale de la coupe d’Europe de foot.

Beaucoup de grands événements en même temps, donc beaucoup d’agitation et de représentants des forces de l’ordre.

L'ordre règne à Dublin

L’ordre règne à Dublin

La visite d’Elizabeth II est particulièrement importante. C’est la première fois qu’un souverain britannique fait une visite officielle depuis la création de la République d’Irlande en 1920.

Par ailleurs,les rues de Dublin sont pleines de plusieurs dizaines de milliers de supporters  des deux équipes de foot-ball qui vont jouer le match de coupe d’Europe le soir même. Tous des portugais ! C’est que les deux équipes finalistes sont portugaises : L’équipe de Porto (les supporters sont reconnaissables à leurs maillots bleus) et l’équipe de Braga (supporters en maillots rouges).

Entre la protection des cortèges officiels de la visite de la Reine et la canalisation des portugais footeux, les policiers sont un peu sur les dents.

Dans ce maelström dublinois, nous nous éparpillons en petits groupes, à la découverte des surprises de la ville, avec comme point de ralliement le restaurant pour l’heure du dîner.

Au moment du dîner, le groupe est complet, à l’exception de Brigitte et Dany. Attente, puis la faim venant et le service du restaurant manifestant son impatience, nous dînons sans nos deux aventurières. Retrouvailles au moment du dessert, nos deux rescapées expliquant qu’elles viennent de quitter la Reine et le Prince Philipp et que, même, ce dernier s’est montré très galant. Comme nous sommes gentils avec nos deux amies et contents de les avoir retrouvées, nous faisons semblant de les croire.

Le soir, ballades dans les pubs pour un ultime bain de musique irlandaise avant notre retour en France demain.

Le lendemain matin, les membres présents du conseil d’administration vont rendre visite à CACI, filiale d’assurance emprunteurs du Crédit Agricole, qui a une implantation importante à Dublin pour gérer ses activités en LPS sur 14 pays d’Europe. Nous sommes très bien reçus par le DG du site de Dublin avec lequel un débat s’établit d’abord sur les activités de CACI, puis qui s’élargit à l’ensemble de l’économie irlandaise.

CACI, filiale du Crédit Agricole, à Dublin

CACI, filiale du Crédit Agricole, à Dublin

A midi tout le monde se retrouve pour notre dernier repas en Irlande. Patricia nous installe dans une ancienne petite église, au centre de Dublin, transformée en restaurant. Que l’on soit religieux ou pas, c’est exaltant !

Pour couronner notre séjour, Patricia nous fait servir un plat irlandais de mouton. Depuis que nous étions arrivés dans ce pays, nous ne cessions de croiser des multitudes de moutons le long de notre route sans jamais en avoir dans notre assiette. Il nous a fallu ce décor spirituel pour que notre curiosité gastronomique soit enfin satisfaite.

moment gastronomique à Church lunch

moment gastronomique à Church lunch

Dans une joie nostalgique, nous partons vers l’aéroport. Ce soir nous retrouverons les nôtres en France, mais pour le moment nous laissons Patricia, l’Irlande, ses habitants et des souvenirs que  nous aimerons nous remémorer.

 
Catégories : VIE ASSOCIATIVE

2 commentaires

babise · 23 mars 2013 à 10 h 50 min

Bravo Michel, moi qui n’ai pas participé à ce voyage, j’ai apprécié ce récit
imagé et coloré. J’en sais un peu plus sur l’Irlande aujourd’hui!

Chantal MONIN · 8 avril 2013 à 14 h 27 min

Cela fait longtemps que j’aimerais aller en Irlande, mais le récit m’incite à regarder à deux fois la période pour mettre toutes les chances de soleil de mon côté. Beau récit émaillé d’anecdotes et de repères historiques. Bravo Michel !

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